L’Accaparement des Terres En Afrique

Une nouvelle analyse indique que 550 millions de personnes pourraient être nourries par des terres accaparées dans certains des pays les plus affamés du monde. Nulle part ailleurs ce problème est plus évident que dans l’Afrique sub-saharienne. Après la crise alimentaire de 2007-2008, la question de l’accaparement des terres en Afrique a été catapultée sur la scène internationale. Depuis cette crise, les investisseurs étrangers ont acquis des millions d’hectares de terres pour assurer leur approvisionnement alimentaire et les biocarburants. Bien que les chiffres sur les transactions foncières sont légèrement différents en fonction de leurs sources, il y a un consensus que l’Afrique sub-saharienne est la région avec le plus grand nombre de transactions foncières. Selon une etude par la Banque Mondiale (Deininger et. al. 2011), 51.8 pour cent de terres recherchées par les investisseurs étrangers dans le monde se trouve en Afrique sub-saharienne.

L’accaparement de terre est un processus dans lequel l’état accorde des droits d’utilisation des terres à un investisseur privé (dans ce cas des investisseurs étrangers). Ces droits sont accordés surtout en louant, quand l’état accorde le droit pour une certaine période de temps déterminé ou à la vente lorsque les droits sont accordés en termes définitifs. Les baux sont à long terme, ils vont souvent entre 25 et 99 ans; comme exemples, Nile Trading Company, une société américaine avait obtenue un bail de 49 années au Soudan du Sud. Similairement, en 2008 la société indienne Karuturi avait acquise un bail de 300.000 hectares en Ethiopie. 

Il existe deux principaux types d’investisseurs étrangers dans l’agro-industrie d’Afrique subsaharienne: les États et les investisseurs privés. Les États ou organismes d’Etat comme les Fonds Souverain sont principalement intéressés à obtenir des nouvelles sources des produits agricoles afin de réduire l’insécurité résultant de la volatilité des prix des denrées alimentaires sur les marchés internationaux. Par exemple, L’Arabie Saoudite a investi au Soudan pour son propre sécurité alimentaire. De l’autre côté, il y a des investisseurs privés qui cherchent principalement à diversifier leurs portefeuilles d’investissements et à augmenter la rentabilité. Toutefois, les principaux investisseurs dans l’Afrique sub-saharienne sont des entreprises privées avec des origines très disperser. La plupart sont des sociétés privées comme les sociétés britanniques Crest Global Green au Mali et Sun Biofuel en Mozambique. 

L’un des raisons pour la quelle les pays d’Afrique sub-saharienne sont ciblés est la perception qu’il y a assez de terres fertile disponibles. En plus, le climat est relativement favorable pour la production de cultures, les prix sont bas et la manque de comptabilité et transparence est aussi l’une des raisons. Souvent les membres des communautés locales ne sont pas au courant que leur terre a été vendue et ils n’ont pas le pouvoir de négocie équitablement avec les investisseurs ou leur dirigeants locaux. Par conséquent, le processus de libéralisation forte du secteur agricole aux investissements étrangers est devenue une question très controversée. Cependant, les responsables de la Banque Mondiale soutiennent les impacts positifs que ces investissements pourraient avoir dans la promotion du développement économique dans les pays d’accueil. Par exemple, ces investisseurs pourraient éduqués et équipés les fermiers locaux à devenir plus productive et rentable.

Le régime foncier en Afrique sub-saharienne

En Afrique subsaharienne, l’agriculture a toujours été l’activité économique la plus importante dans plusieurs communautés. Ce n’est pas seulement la source de la nourriture mais aussi la stabilité de toute la communauté qui en dépend. La plupart de la population est constituée par des petits paysans et éleveurs qui pratiquent leurs activités essentiellement de subsistance. Alors, la propriété foncière est une partie importante de la vie de l’individu. Dans la plupart des pays d’Afrique subsaharienne, le foncier est régi par les principes coutumiers basés sur les traditions et les droits des descendants. Dans certains cas, la terre est considérée comme un atout qui appartient à la communauté, et par conséquent, ils sont basés sur des notions de mandat communal, où un chef ou d’un conseil des aînés aide la communauté pour résoudre n’importe quel conflit foncier. En outre, parfois dans d’autre village la terre est considéré sacrée et communale.

Avant la colonisation, l’Afrique subsaharienne avait des différents systèmes de propriété foncière car il y avait des différentes formations économiques et socio-politiques sur le continent. Dans certaines sociétés, la terre appartenait au roi ou á des chefs de tribus qui pourrait prêter à une paysannerie qui a dû payer un tribut; ou après l’exécution de services de main-d’œuvre pour les classes dirigeantes. Dans les communauté non centralisés comme dans mon village dans le Sankuru, au centre de la République Démocratique du Congo, on utilise toujours le droit de l’héritage. Le droit sur ​​la terre est basé sur les revendications des gens d’être les descendants directs des premiers colons de la terre.

Jusqu’ aujourd’hui, tous ceux systèmes de la propriété foncière coexistent avec le système moderne et juridique de la propriété foncière. Dans la plupart des pays africains, il n’y a pas les mécanismes juridiques appropriés pour garantir les droits fonciers tels que les droits des peuples autochtones à la terre ou les droits des communautés en fonction de leur utilisation de la terre pour les générations. En l’absence de régime foncier légal, essentiellement la terre appartient à l’Etat qui permet de transférer, extraire, ou de réduire les droits des personnes à utiliser la terre. Cette situation est à la base des transactions foncières qui ont lieu à travers l’Afrique sub-saharienne. Les dirigeants africains sont seulement entrain de profite de cette lacune de loi foncière dans les communautés rurales. Par example, jusqu’à 90% de la superficie de l’Afrique sub-saharienne est actuellement sans titre

Quels sont les aspects positifs et négatifs de l’accaparement de terres en Afrique?

Ce n’est pas un secret que la sécurité alimentaire est un sujet précaire en Afrique. Malgré l’abondance de terre fertile, un climat agréable, surtout dans mon pays, et main-d’œuvre, la plupart d’agriculteurs sont toujours entrain de produire substantivement et utilise des moyens archaïques par manque de finance et connaissance. Donc, l’investissement étranger dans le secteur agricole peut aidé le continent à devenir autosuffisant et prévenir les famines comme c’était le cas en Ethiopie pendant les années 1980s et récemment en 2009. C’est aussi important pour le continent Africains de modernise le secteur agricole pour aboutir son but de développement économique. Le continent noir doit surmonte sa dépendance du secteur primaire comme l’agriculture et éventuellement entré dans le secteur de fabrication et service. En outre, avec l’aide des société privée et ONGs, les fermiers africains auront l’accès au capitale et savoir-faire étranger pour leur assistée a devenir plus productive et rentable.

 Mais, les transactions foncières peuvent aussi accroître l’insécurité alimentaire et instabilité en Afrique sub-saharienne quand la plupart des produits alimentaire son destinés pour l’exportation dans le marché international. En plus, les grandes sociétés déplacent aussi les petits agriculteurs et leur famille qui perdent leurs moyens de subsistance. Avec le taux élevé de chômage, ce problème peut amené à des révolutions et instabilité dans le continent. En outre, la plupart des investissements comme au Mali et au Mozambique produit des cultures pour les biocarburants. Les transactions foncières en cours en Afrique ont également un impact sur ​​la disponibilité des sources d’eau. Les terres agricoles sont seulement productives si elles ont l’accès à l’eau pour l’irrigation à grande échelle, mais l’irrigation de grandes terres agricoles nécessite plus d’eau que ce qui a été utilisé dans le passé. Ce besoin accru de l’eau pose une contrainte insupportable sur l’approvisionnement en eau douce du continent (The Oakland Institute, 2011). Par conséquent, les petits agriculteurs ont moins accès à des sources d’eau créant de graves risques pour les exploitations agricoles et pour le bétail.

L’investissement dans le secteur agricole en Afrique est un signe positif qui montre que le continent est devenu relativement stable. Mais, les pays Africains doivent reformer les lois foncières pour aide les individus et communautés de mieux protéger leur propriété. La reforme foncière aidera aussi les fermiers et autre personnes d’utilise leur terre comme collatéral pour obtenir des prêts qui peuvent encourager le développement économique. Plus important encore, les gouvernements africains devraient promouvoir des réformes sur le foncier pour garantir que les agriculteurs ne seront pas déplacés. Le rôle des ONG et autres organisations est très important pour sensibiliser les gens et éviter le maltraite des pauvres fermiers. Les états devraient également augmenter la consultation et la participation des communautés travers le processus pour assurer la transparence et de veiller à ce que les droits des agriculteurs en milieu rural ne soient pas violés. 

 

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